Rapport Stern :
il reste 10 à 15 ans pour inverser la vapeur
Le rapport Stern sur l’économie du changement climatique est un compte-rendu sur l’effet du changement climatique et du réchauffement global sur la planète rédigé par l’économiste Nicholas Stern pour le gouvernement du Royaume-Uni. Ce rapport de plus de 700 pages est le premier rapport financé par un gouvernement sur le réchauffement climatique mené par un économiste et non par un météorologue.

Pour retarder et si possible éviter un dérèglement climatique majeur, Sir Stern recommande quatre approches concourantes :
Et si c’était vrai ?

La force du rapport Stern est de rappeler – par le biais d’instruments économiques – l’impact des conséquences économiques et sociales du réchauffement climatique. Ce rapport chiffre les dommages. Il insiste sur l’indispensable agir collectif international dans la mesure où les efforts des uns pourraient être annihilés par le non-effort des autres. En l’espèce, « si la Grande-Bretagne cessait aujourd’hui toute pollution, l’économie en terme d’émissions polluantes engendrée serait annulée en moins de deux ans par le simple effet de la croissance en Chine ». L’action aurait donc des retombées économiques bien supérieures au coût des mesures prises. Le problème est donc aujourd’hui avant tout d’ordre politique. Le protocole de Kyoto ne va pas assez loin ; il doit s’assurer de l’adhésion des Etats-Unis, de l’Australie mais aussi des pays en voie de développement. Les risques d’une inertie prolongée sont trop importants. Quant aux détracteurs du rapport Stern, il est vrai que les difficultés liées à l’évaluation des dommages environnementaux demeurent et de nombreuses incertitudes méthodologiques se superposent aux incertitudes scientifiques. Evitons le débat sur le non-maîtrisable et l’hypothèse du ceteris paribus cher aux économistes pour en venir à maîtriser l’inévitable.
Ses principales conclusions sont qu’un pour cent du PIB investi maintenant suffirait à fortement atténuer les effets du changement climatique (« soit [2] une augmentation ponctuelle de l’indice des prix, de la même grandeur que des coûts auxquels nous sommes habitués à faire face, par exemple en ce qui concerne les fluctuations des taux de change. Cela ne ralentirait nullement notre activité ») et qu’autrement ce serait risquer une récession jusqu’à vingt pour cent du PIB mondial.Alors si les anglais et qui plus est les édconomistes anglais s'y mettent !En tous cas voilà une approche des plus "pragmatiques" qui parallèlement aux approches scientifiques et écologistes, prouvent, si c'est encore nécessaire, qu'il est plus tard que l'on ne pense, et des plus urgent de se mettre au travail, tous ensemble. Mais aussi, au moment où le débat sur la future "taxe carbone" va certainement animer certains débats de la rentrée, rappeler ce que vont être les enjeux, les choix, collectif et individuels, qu'il va falloir faire, et qui montre bien que les 3 volets, économique, social et environnement, sont bien les 3 piliers de ce nouveau développement que l'on voudrait durable.